La situation du contrôle technique auto après la réforme

Le 20 mai 2018 est marqué par l’application d’une nouvelle Directive Européenne en France. Le but est de rendre le contrôle technique plus rigoureux afin d’obtenir une meilleure prévention pour la sécurité routière. C’est un objectif ambitieux que s’est donné l’Europe pour la sécurité routière : zéro décès dans les transports routiers d’ici à 2050. La nouvelle réforme du contrôle technique a donc apporté certains changements, ayant un impact significatif sur le nombre de contre-visites et posant des questions sur l’avenir du contrôle technique en France.

Les changements apportés par la réforme

Pour faire simple, cette réforme fait que c’est le déroulement du contrôle technique qui est modifié avec notamment la mise en place d’une augmentation du nombre de points contrôlés (on passe de 123 points à 133 points contrôlés) et principalement d’une augmentation du nombre de « défaillances » (anciennement nommés défauts, où l’on passe de 410 à 610 aujourd’hui). Les niveaux de défaillances sont mesurés d’une manière différente, il y en a 3 : les défaillances mineures, majeures et critiques. Pour être plus précis, il peut être constaté 140 défaillances mineures contre 341 défaillances majeures et 129 défaillances critiques. En cas de défaillance critique, le véhicule ne peut plus rouler à partir de minuit le jour du contrôle. 9 fonctions sont alors contrôlées, comme par exemple l’identification du véhicule ou bien les équipements de freinage, l’objectif étant toujours d’améliorer la prévention et la sécurité.

L’impact sur le nombre de visites

24%. Il s’agit de l’augmentation du nombre de contre-visites, qui a nettement progressé. Par contre, l’activité des centres reste elle, stable. Effectivement, en 2018 le nombre de contrôles techniques réalisés a augmenté d’environ 0,4%. L’augmentation du nombre de contre-visites s’explique notamment par le fait que certaines défaillances entraînent maintenant une contre-visite, comme par exemple les voyants ABS ou Airbag qui s’allument ou bien la mauvaise fixation des feux de brouillard. Le taux de contre-visites est encore plus fort pour les personnes en possession d’un véhicule âgé de plus de 10 ans. En effet, celui-ci avoisine les 32%. Cette réforme met en lumière d’autres statistiques, donnant sujet à réfléchir : Sur les contre-visites ayant été opérées en 2018, 20,24% étaient liées à une défaillance majeure et 1,27% à une défaillance critique !

Quel avenir pour le contrôle technique ?

Ce nouveau contrôle technique avait été craint, avec des mesures comme l’analyse des fumées à l’échappement. Mais l’état des lieux du parc automobile est moins catastrophique que prévu. On pouvait se dire qu’avec cette nouvelle réforme, les véhicules qui s’avéraient être trop anciens seraient retirés de la circulation ou au mieux remis en état, avant l’examen. Le CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) préconise de passer à un contrôle annuel dès la septième année du véhicule. En tout cas, cette possible mesure serait bénéfique pour la profession. D’autres modifications peuvent être amenées à voir le jour. Notamment en 2022 où une nouvelle réforme du contrôle technique pourrait surgir. Il s’agirait du contrôle de l’émission de « cinq gaz » (notamment le dioxyde de carbone et le monoxyde de carbone). Il s’agit d’une norme européenne mais nous ne connaissons pas la procédure de mesure.

Le contrôle technique, qui est obligatoire depuis 1992, a été mis en place pour bénéficier à la sécurité routière. E Concernant les éventuelles futures réformes, la politique peut encore changer, la question qui se pose alors est de savoir si le contrôle technique va grandement être impacté ou non.

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Auteur de l’article : Valentin

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